dimanche 17 avril 2011

Pirat@ge – Documentaire France 4




Le cyberespace a aussi ses flibustiers ! Comme au temps de la conquête de l’Eldorado, le réseau des réseaux met à la portée de chacun une mine de savoir sans limites. Mais il est aussi l’objet d’attaques, d’embuscades, d’espionnage, de pillages. Objectif de ces pirates des temps modernes, les hackers : s’approprier les logiciels, relever des défis, et rappeler qu’Internet est avant tout un espace de liberté.

Et, à l’évidence, ils sont utiles ! Sur de nombreux registres. Au cinéma, ils ont inspiré des scénarios, devenant les héros des thrillers les plus délirants de ces dernières années : Millenium, Matrix, Social Network, Tron… Facebook, Wikileaks, Twitter, MP3, tous ces noms qui font aujourd’hui partie de notre vocabulaire quotidien doivent leur existence comme leur développement fulgurant et leur notoriété à ces génies audacieux, ces bidouilleurs passionnés.

De même que la police utilise de temps en temps d’anciens truands pour élucider des énigmes, l’industrie récupère parfois à son profit les créations les plus surprenantes des virtuoses du code.

Pirat@ge nous propose une enquête qui repose sur des témoignages rares et qui débouche tout naturellement sur une polémique qui a dernièrement envahi le devant de la scène médiatique : l’utilité, la pertinence de la transparence de l’information dans le monde contemporain.

Entre réalités criminelles inquiétantes, pratiques culturelles inoffensives, détournements potaches et « hacktivisme », Pirat@ge donne des éléments pour comprendre sans juger et pose, pour finir, la question de l’avenir d’Internet.

vendredi 15 avril 2011

Prêt à jeter – L’Obsolescence programmée



Un produit usé = un produit vendu ! Tourné aux quatre coins du monde, ce film enquête sur l'obsolescence programmée, concept vieux comme l'industrie mais toujours vivace. Une démonstration aussi implacable qu'éclairante. Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs. Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l'obsolescence programmée. "Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs. Croissance folle "À l'époque, le développement durable n'était pas au centre des préoccupations", rappelle Warner Philips, arrière-petit-fils des fondateurs de la marque du même nom. Mais alors que les ressources de la planète s'épuisent, rien n'a changé. "La logique est croître pour croître", note Serge Latouche, professeur émérite d'économie à l'université de Paris 11. Tournée en France, en Allemagne, en Espagne, au Ghana et aux États-Unis, nourrie de nombreuses archives et interviews, avec, pour fil conducteur, le test d'une imprimante récalcitrante, cette démonstration minutieuse débusque les avatars de l'obsolescence programmée et leurs répercussions. Elle esquisse aussi d'autres modèles économiques : de la décroissance, prônée par Serge Latouche, à une industrie qui produirait et recyclerait à l'infini, à l'image de la nature. Une investigation passionnante, qui, l'exaspération une fois passée, amorce la réflexion. Un film de Cosima Dannoritzer Diffusé le mardi15 février Rediffusion sur Arte vendredi 18 février à 10H30 et jeudi 24 février à 03H25